mardi 28 juillet 2009

Réfléxions

Salut les chums !

Bon, après le long post, plutôt factuel, passons aux choses sérieuses : mes réflexions métaphysiques ! (Là j'ai du perdre 75% des visiteurs... ;-) )
La venue de Julie a réveillé pas mal de choses en moi, et a ammené son lot de questions. La principale étant bien évidemment : rester ou partir ?

En effet, si Julie me rejoint, cela implique des frais et des actions assez conséquentes :
- Payer deux déménagements à l'internationnal (je dis bien deux, car je suis convaincu de ne pas vouloir passer ma vie en tant qu'expat, mais peut etre un an ou deux).
- ou alors des déménagements en France, avec la location d'un garde meuble
- Julie devrait trouver un emploi à Québec
- Il faudrait se pencher de façon sérieuse sur la couverture santé
- etc
Et la question est du coup : cela en vaut il la peine ?

En proie à autant de doutes, je décide de me rétracter pour l'appartement que j'avais trouvé (j'aurais du emmémager début août). En effet, je suis pour l'instant bien où je suis. Les proprios sont super sympas, le colloc aussi, ce n'est pas cher, etc... Mais surtout : c'est meublé, et sans bail, donc cela donne une grande souplesse dans le cas où je décidais de rentrer. Déjà un stress de moins à gérer.

Ensuite, j'ai pas mal cogité sur ma situation. Pourquoi suis je parti au fait ? Pour découvrir un autre pays, une autre culture, d'autres paysages... mais aussi à le recherche du bonheur, d'un endroit où il fait bon vivre.
Alors, tout d'abord je tiens à rassurer mes amis Québécois : le Québec ne m'a pas déçu pantoute, bien au contraire, il a très largement répondu à ces attentes :
- qualité de vie
- coût de la vie
- cadre de vie
- accueil

Et le problème alors, me direz vous ?
Eh bien c'est que même au Québec, je recommençais à faire boulot tv et point barre. À Paris, je rejetais la faute sur la ville, car c'est bien plus facile que de se regarder dans un mirroir. Ce n'est pas le lieu de vie "tout seul" qui nous rend heureux ou pas (on s'entend tu que je ne parle pas de vivre dans un pays en guerre ou sous développé). C'est en nous, en premier lieu, d'aller le chercher, ce bonheur.

Donc, je suis bien décidé, où que je vive, à faire ce qu'il faut pour que je sois bien :
- vie de couple épanouie
- travail intéressant
- voir ses ami(e)s
- faire du sport (je suis "légèrement" speedé, il me faut donc un sport qui soit défouloir (piscine, randonnées...).
- ne pas "s'encrouter" : se cultiver en allant au musée, expos, théatre, concerts...
- vivre ma foi.

C'est sûr que la vie semble bien plus facile au Québec (surtout en ce moment avec la crise), mais le souci N°1 est que ce n'est pas chez moi. Et oui, je suis homesick. Mes amis, ma famille me manquent. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que ce serait à ce point, et surtout, que c'est aussi la France en elle même qui me manque ! Même Paris me manque !

Là, ceux qui m'ont écouté raler contre Paris et la France doivent avoir le c.. par terre !
Oui oui, vous avez bien lu, la France et même Paris me manquent. Je comprends maintenant les expats que je lisais quand ils disaient :
"on ne se sent jamais autant Français qu'une fois rendu à l'étranger".

Moi qui ne regardait jamais le tour de France, bah ici je scotchais dessus ! Voir les villages de France, puis Paris... C'est vrai que Paris est une belle ville (on le dit tout le temps ici). C'est vrai aussi que Paris est stressant, pollué, bouchonné, etcEn fait, il faut tirer profit des avantages (culture, loisirs, sorties...), et ne pas faire que subir ses inconvéniants.

En tout cas, même si je décidais de rentrer d'ici la fin d'année (j'y pense de plus en plus), ce ne serait pour moi en aucun cas un échec :
- j'ai été jusqu'au bout de mon envie d'expat (je suis bel et bien parti)
- je me suis prouvé que j'étais capable de me dépasser (je vais ptet me vanter, mais c'est super dur de partir seul dans un pays qu'on ne connait pas, où on ne connait personne, où aucun travail ne t'attend...)
- j'ai réussi à me débrouiller : trouver mon chemin, gérer les transports en commun, faire les démarches, trouver un logement, puis un job (pour le gouvernement en plus !)
- la solitude et les difficultés m'ont fait grandir à vitesse grand V : j'ai beaucoup appris sur moi, et c'était mon but premier.
- cela m'a permis de faire le point sur plein de choses.
- et puis au moins je pourrai dire "je l'ai fait" au lieu de dire "j'ai failli".

Si je rentrais d'ici la fin d'année, mon seul regret serait de ne pas voir l'hiver Québécois. Mais je peux très bien y retourner un jour en vacances, et puis la solitude et moi faisant deux, je me vois mal rester seul encore 6 ou 7 mois juste pour un phénomème météo...

En tout cas, je suis très confiant. Et je suis bien décidé à bouffer la vie à pleines dents !

4 commentaires:

  1. Hello, j'ai lu attentivement votre article et je m'y retrouve... Je suis suissesse et je suis partie avec ma petite famille, mes deux énormes chiens etc... Partir au Québec était notre rêve depuis plusieurs années et nous sommes venus de nombreuses fois avant de partir pour de vrai... Nous allons repartir en Suisse dans quelques jours car notre pays nous manque et nous nous rendons bien compte que nous n'arriverons pas à nous faire à notre nouvelle vie pour de nombreuses raisons et que nous finirons un jour par partir. Nous nous attendions à plus de nature, à un pays plus soucieux de l'environnement et à moins de pauvreté. Nous avons rencontré beaucoup de québecois qui a 60 ans quittent le Québec pour aller à Vancouver afin de trouver un emploi. Par ailleurs, il est très difficile voir impossible de trouver une location avec deux chiens. Alors avant de ne plus avoir d'argent pour le faire nous préférons rentrer. Nous ne regrettons pas d'être venu car nous l'avons fait et maintenant nous savons ce que nous voulons. Pourtant nous en avions vraiment marre de notre pays... Bonne chance à vous ! Sophie

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  2. Bonjour,

    merci pour ce commentaire. Je suis par contre surpris par la phrase "Nous nous attendions à plus de nature". Car moi je trouve qu'il y en a à ne plus savoir quoi en faire, de la nature ;-)

    Pour la pauvreté, je pense que ça dépend énormément du secteur d'activité et de l'endroit. Par exemple, à Québec (la ville), on ne ressent absolument pas la crise. Et puis je suis dans l'informatique, ce qui aide aussi...

    En tout cas, comme vous dites, le plus important, c'est de ne pas regretter. Quoiqu'il arrive, c'est une aventure très enrichissante, qui apporte beaucoup.

    Christophe.

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  3. coucou

    je suis un peu étonnée je t'avoue de voir ton article mais je comprend. ca fait un peu peur à 2 semaines de partir pour moi... j'espère réussir a te croiser entre mon arrivée et ton départ
    bon courage
    bisous

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  4. Une chose est sur, tu es allé au bout de ce que tu voulais faire .. Et rien que ça c'est génial ! Après tu verras la France différemment et ça c'est le principal.

    Bon courage !

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